Ma main sur ta hanche

 

T’en souviens-tu, à Saint Rémy
dans la rue encore endormie
sauf la première cigale
qui accordait sa cymbale

Soudain, voilà que ma main flanche
et vient se poser sur ta hanche
aussi sec au creux de mes reins
je sens que s’immisce ta main

Ce fut tout un bouleversement
la foudre, oui, mais tendrement
qui tout d’un coup me traversa
et, je crois bien, vice versa

Quand sous ma main il y ta hanche
quelque soit le jour, c’est dimanche
quand tu me prends par la taille
il n’y a plus que l’Amour qui vaille

Viens, entrons dans ce café
on y sera tous seuls, parfait
moi, je te lirai des poèmes
toi, tu me diras des « Je t’aime! »

Nous entrâmes, j’étais en verve
à peine le temps qu’on nous serve
un verre d’orange pressée
on eut le temps de s’embrasser…

Et puis je t’ai lu des poèmes
et toi tu m’as dit des « Je t’aime »
resplendissants comme l’été
j’en étais baba, hébété

Quand sous ma main il y ta hanche
quelque soit le jour, c’est dimanche
quand tu me prends par la taille
il n’y a plus que l’Amour qui vaille

Mon bras par-dessus enroulé
ton bras par-dessous enlacé
on est paré pour l’aventure
à pied à cheval en voiture

Viens ma Chérie, mettons les voiles
allons décrocher les étoiles
au plafond de la galaxie
laisse donc filer ce taxi!

Partons tout au bout de la mer
partons tout au bout de la terre
avec le p’tit chemin de fer
de ces chers Cosma et Prévert

Quand sous ma main il y ta hanche
quelque soit le jour, c’est dimanche
quand tu me prends par la taille
il n’y a plus que l’Amour qui vaille

Capbreton, septembre 2020

Olivier Deck © Sacem

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Date de dernière mise à jour : 02/11/2020